Société Etre maman et créer sa propre entreprise, un défi soutenu par Mampreneursn une association créée récemment

presse-LaCote-23092011
« C’est un soutien dont j’aurais aimé pouvoir bénéficier. C’est un réel stress de crée son entreprise dans la solitude. Et on perd beaucoup de temps quand on doit se débrouiller toute seule », lance Laurence Gendret, à la tête de sa propre entreprise de géobiologie depuis 2010.

Aujourd’hui, la Préverengeoise a trouvé un appui auprès des Mampreneurs, association suisse des mamans entrepreneurs, créée en janvier dernier par deux Lausannoises.

La Morgienne Sheena Kennedy, rédactrice anglophone indépendante, et Florence Rinck Tirelli, créatrice de modelages en argile polymère, de Denges, ont un parcours similaire. Elles ont aussi relevé le défi de concilier vie de famille et professionnelle, en fondant leur propre entreprise, respectivement en 2006 et 2009, et ont adhéré à Mampreneurs cette année.

L’association est destinée à celles qui ont déjà franchi le pas de l’entrepreneuriat. Plus qu’un simple réseautage, Mampreneurs favorise la solidarité, l’entraide, l’échange, la mise en lumière des talents respectives de chacune, le partage des idées et de bonnes combines. Et les compétences sont multiples : les Mampreneurs, outre le « métier » de maman, ont à leur actif, la plupart du temps, plusieurs formations. Laurence Gendret, avant de se lancer en géobiologie, était économiste, Florence Rinck Tirelli assistante sociale, avant d’être artiste.

Mère et entrepreneur, choix ou nécessité ?

« Nous provenons toutes d’horizons professionnels différents, c’est ça qui est intéressant. On s’aide et ceci aussi grâce à l’apport de nos métiers antérieurs », relève Florence Rinck Tirelli. « Être une ressource pour d’autres, c’est une des forces de l’association », renchérit-elle. « Grâce à ce réseautage, j’ai l’occasion de faire bénéficier les autres de mon expérience, mais cela m’a permis de faire le pas également, d’oser demander du soutien, ce que je n’aurais pas fait dans un autre contexte », explique Laurence Gendret.

Toutes soulignant la qualité et la richesse des échanges, le plaisir du partage d’expériences similaires. « En cas de difficultés, les Mampreneurs vont pleurer avec vous mais aussi vous aider à rebondir, ce peps, c’est là toute la différence », conclut Laurence Gendret.

Créer son entreprise, en étant maman, ne va pas sans renoncement pourtant. Il faut faire des choix. Comme le souligne Laurence Gendret, dans certaines professions à responsabilité, « difficile voire impossible de travailler à temps partiel ». C’est une des raisons qui l’ont poussée à quitter son statut de salariée, alors qu’elle était pourtant épanouie professionnellement, et à se mettre à son compte, d’abord en tant qu’économiste, puis géobiologiste.

Toutes trois soulignent enfin que, sans l’aide et le soutien de leur époux, salariés, la création de leur propre entreprise aurait été impossible. Sans compter le problème de la garde des enfants, un souci par ailleurs de toutes les femmes, même salariées.

« On a gagné en indépendance, on a une carrière intéressante et on est là avec nos enfant », conclut Sheena Kennedy, Mampreneur épanouie.

Jocelyne Laurent | La Côte.

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