Il y a à peine une semaine mon printemps infernal s’est terminé. Six semaines de streptocoques à la maison, des contaminations à répétition avec un des membres de la famille qui a fini à l’hôpital pour un petit séjour d’un mois…heureusement il s’en est sorti, fatigué mais entier.

Forcément, dans ces moments d’une intensité plus forte que la moyenne quotidienne, on doit s’adapter, changer, faire autrement. Je ne vais pas citer Paulo Cohélo, ni vous dire que ce mois de maladie a été super car « il » m’a enseigné un tas de choses…Mais quand même, il a été très révélateur.

Comme beaucoup de Mampreneurs, j’aime une certaine dose d’intensité. Plusieurs projets en cours, plusieurs domaines d’intérêt, l’envie de découvrir des nouvelles choses, des lieux, des personnes, etc.,etc.

Même si mon organisation est bien structurée, la tendance est malgré tout (pour ma part) de fonctionner en flux tendu et honnêtement, j’aime bien. Ce flux donne par moment l’impression de surfer, de pouvoir passer d’une vague à l’autre  sans trop d’effort,  de maitriser les éléments et d’avancer en permanence. Cependant, j’avais déjà remarqué que ce flux avait tendance à être parasité par une pression indéfinissable qui ajoute du stress et une sensation d’urgence rendant parfois difficile de mettre des priorités.

Dans ma tête je pensais que ce stress était dû à une mauvaise organisation. Du coup j’ai voulu améliorer ma structure, ma planification et tout le tsoin tsoin. En effet, je gagnais en efficacité, mais, la tension était toujours là. Et c’est là que les streptocoques ont fait leur entré et m’ont montré une chose, eh oui!! , ce mois de maladie m’a clairement mis en évidence que je suis une perfectionniste…misère…

Pourtant, j’y croyais pas. Dans ma tête, le perfectionnisme ressemble plutôt aux femmes serrées dans leur tailleurs, avec des hauts talons, bien maquillées sans un cheveu qui dépasse. Les femmes parfaites sont celles qui semblent être très calmes, souvent très souriantes et peu émotionnels, chez qui tout est tip top, pas de poussière, pas de traces de mains sur les fenêtres avec le linge repassé.

Cette image ne me correspond pas du tout et du coup c’était très facile de penser que je n’étais pas perfectionniste.

Pour moi, je voulais seulement que les choses soient bien faites, pas parfaites, mais bien faites.. Nuance? Pas vraiment. Bien fait veut dire pour moi, que les choses sont faites jusqu’au bout, qu’il y a de l’attention, que les choses soient rendues à temps (au moyen du possible), que les choses sont dites avec la forme et que les messages et lettres soient personnalisées, ainsi de suite… avec une sensation en arrière fond de manquer de respect vis a vis de l’autre si les choses ne sont pas faites de cette manière là.

Mais voilà, les streptocoques m’ont obligé au repos et surtout m’ont empêché de pouvoir faire les choses comme d’habitude et de me rendre compte que de faire autrement cela va aussi très bien. Si ma perfection se situait dans le devoir du respect de l’autre, j’ai réalisée que la perfection de l’autre ne se situait pas nécessairement là, ce qui m’a permis de lâcher plus facilement.

Cette compréhension est très puissante, car toute l’énergie qui est investie dans la perfection n’apporte pas grande chose. D’ailleurs, quand on arrête l’injonction de la perfection cela fait un bien fou. Pourquoi ? Parce qu’on retrouve sa liberté d’action authentique !  La capacité d’agir sans être dans le devoir qui crée cette pression qui très très souvent nous empêche de souffler, prendre de la distance, ne pas prendre les choses personnellement, en gros d’avoir une certaine légèreté vis a vis de nous-mêmes, notre business et la vie.

Conclusion ? la perfection n’est pas là ou vous pensez!

 

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