Femmes indépendantes

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Une « mampreneurs » ? C’est la maman qui lance son entreprise, faute d’avoir pu concilier épanouissement professionnel et vie de famille. Katell Bosser, conseillère en communication, et Hasina Andriamanalina Christen, styliste de mode, en sont qui viennent de créer une association en Suisse. Les deux Lausannoises s’étaient rencontrées l’an passé au congrès des Mampreneurs françaises.

Quels sont vos objectifs principaux ?

Katell Bosser : Il s’agit d’abord de mettre en réseau nos compétences respectives. DEvenir entrepreneur, c’est apprendre une vingtaine de métiers en plus du sien. Cela va du marketing à la comptabilité, en passant par la logistique et l’expertise juridique. Les Mampreneurs veulent réunir les savoirs des membres dont c’est le métier, des « seniors » qui ont trouvé des réponses, d’une ressource extérieure qu’on sollicitera. Ainsi, des Mam’Cafés mensuels seront agendés où seront abordées les différentes facettes de l’activité indépendante.

La constitution d’une bibliothèque nomade du « personnal MBA », des offres préférentielles négociées auprès de fournisseurs sont des pistes envisagées. Au programme aussi : des conférences avec des cheffes d’entreprises reconnues, afin que chacune se crée ses références de réussite au féminin.
Et qui dit réseau dit aussi communiquer son activité auprès de chaque membre et au-delà. Un site internet sera notre vitrine. Concernant notre déploiement géographique, nous avons déjà plusieurs propositions de créations « d’antennes » dans différents cantons.

De quels moyens disposez-vous ?

Nous en sommes aux premiers pas. L’association ne vit, pour le moment, que des cotisations et de l’enthousiasme des premiers membres. Des financements seront par la suite proposés pour des opérations plus importantes (espace de co-working, portage salarial, prix Mampreneur de l’année).

Vous parlez d’une forme innovante d’entrepreneuriat. N’est-ce pas plutôt du travail à domicile, voire de l’auto-exploitation ?

La question me fait sourire, je la trouve pertinente. Mais la notion de travail à domicile n’est pas liée à celle du Mamprenariat, même si ça commence souvent comme cela. Les enfants des Mampreneurs sont placés en journée comme ceux des salariées et la plupart des Mampreneurs ont rapidement leur propre bureau ou atelier. La souplesse de l’indépendance, c’est d’être présente en cas de maladie, d’assister à la fête de l’école, de calquer ses vacances sur les relâches scolaires. Choisir l’indépendance pour s’adapter aux rythmes familiaux, c’est ça l’innovation ! Sinon, les Mampreneurs sont des entrepreneurs comme les autres, qui rédigent des business-plans avant de démarrer, qui investissent, rentabilisent et embauchent.

Et qui de la question de l’auto-exploitation ?

Là où je vous rejoins, c’est que les femmes ont parfois du mal à évaluer le prix de leurs prestations, à calculer une marge. Elles risquent de travailler à perte au début. Nos interventions iront donc dans le sens d’une valorisation de la qualité de leur travail, d’une infirmation sur des aspects négligés (retraite, assurance perte de gain). L’effet de groupe et la solidarité féminine sont de grands remèdes contre « la solitude de l’entrepreneur ». Ils renforcent les personnes et limitent « l’auto-exploitation ».

La Liberté.

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